Petit historique des événements avant et après les hostilités
Album de photos d'époque merci à Dominique Kemmel "membre du tiburce"
« Tiré de la brochure le Tiburce écrit en 1984 par des anciens de l’équipage d’Immerhof » Pourquoi « le Tiburce » : Le 14 avril 1940 après le repas de midi aux abords de l’entrée, un tiers de l’effectif s’égayait à la lumière et profitait de l’air printanier. Le commandant d’artillerie « Lieutenant CHARBIER » en consultant son agenda prononça « Tiburce » le saint du jour et aussitôt l’équipage repris en cœur «TIBURCE ! TIBURCE ! » Voila comment le nom d’un martyre de la Rome du 3 ème siècle venait d’insuffler une âme et de donner le nom de baptême au PO A10 Accident de la tourelle de 81 mm : La tourelle de 81 avait beaucoup tirée tout au long de la soirée et après des répliques allemandes vers 1H30 du matin se produit une explosion et des cris suivie d’une dégringolade dans l’escalier de la tourelle , un incendie vient d’éclater dans les étages supérieurs , rapidement des artilleurs et fantassins métrisent l’incendie et désamorcent les obus préparés pour les tirs suivants « que s’est-il passé ? » nous avons aidé a descendre de son poste de tir Pierre BROCHANT blessé par un des tubes de 81mm qui venait d’éclater par la suite de l’explosion d’un obus de mortier non expulsé comment l’expliquer plusieurs hypothèses sont évoquées « tirs trop rapides ou prolongé ou encore action de l’ennemi … ? Immédiatement dans la chaleur et l’exiguïté de la chambre de tir, une équipe se met au travail pour remplacer le tube, quelques heures après un tir d’essai est effectué aux abords de l’ouvrage pour contrôler le bon fonctionnement de la tourelle, l’A10 est prêt à reprendre le combat. Une alerte au gaz : Samedi 15 juin vers 8h du matin un bombardement éclate sur les dessus et aux abords du PO , l’éclatement des obus provoque une fumée blanche qui pénètre dans la galerie d’entrée ,rapidement l’éclaireur avec l’aide de la sentinelle de la grille d’entrée ferme les portes étanches du sas et se précipite au local 6 pour actionner l’alerte gaz qui retenti dans tout l’ouvrage , aussitôt tous les sas étanches sont fermés et la ventilation air gazée « régime air gazé » est enclenchée refoulant la fumée à l’extérieur et aspire de l’air frais de l’extérieur arrivant d’un conduit spécial qui passe par la chambres des filtres nettoyant l’air des produits toxiques et le refoulant dans l’ouvrage ce qui va mettre le PO en surpression pour empêcher toute entrée d’air vicier . Au bout de 10 min un officier fait une prise d’air extérieur avec l’aide d’un papier détecteur constate que ce n’est pas de l’hydrogène arsénique, l’alerte est levée et l’ouvrage repasse en système « régime air pur » Tiburce en deuil : A la suite de la tragédie de l’ouvrage de la Ferté où l’équipage fut asphyxié dans les galeries après une attaque de leur tourelle, l’état major ordonna le renforcement des patrouilles sur les dessus des ouvrages de la ligne Maginot. L’ A10, en application des mesures ordonnées, envoyait chaque nuit un petit « corps-franc » conduit par un sous officier ou un caporal faire une patrouille de nuit sur les dessus du fort .Le 14 juin 1940 la patrouille se compose du caporal chef CARRE, du caporal RABU et du soldat JANVIER par une nuit de pleine lune les 3 hommes arrivent à la hauteur de la tourelle du bloc 2 , un tir d’artillerie est déclenché par les allemands sur les dessus de l’ouvrage le tir fut certainement demandé par des allemands travaillant sur la voie ferrée non loin du bloc 2 ,les premiers obus sont tombés sur la route d’ Hettange et se sont rapprochés du bloc 2 jusqu'à exploser à coté des 3 hommes qui furent touchés . Le caporal RABU fut touché plus gravement à l’artère fémoral le temps que l’équipe de secours arrive et transporte le caporal à l’infirmerie le petit instituteur Breton « André RABU » était décédé d’une hémorragie .Toute la nuit le corps fut exposé à l’infirmerie et à tour de rôle tout l’équipage rendirent un dernier hommage au jeune caporal estimé de tous. Le lendemain matin après une messe célébrée par l’Abbé SENSER à 6H30 dans la galerie principale le corps fut conduit à la tombe creusée rapidement en face de l’entrée, une croix de bois fabriquée à l’usine, coiffée de son casque veilla André RABU, mort pour la France le 14 juin 1940. Par la suite le corps du caporal sera déplacé au cimetière militaire de METZ. Le PO en alerte : le 6 mai 1940 l’ouvrage est mis en alerte, la guerre éclair lancée par l’armée allemande est déclenchée ,l’équipage au complet est présent dans l’ouvrage et A10 est prêt à combattre ,dans les semaines qui suivent l’ouvrage va essuyer des tirs d’artilleries, des menaces d’attaques au lance flamme par radio etc.…. mais l’ouvrage avec l’aide de ces 2 grands frères « SOETRICH et MOLVANGE » tient bon et réplique à toute tentative d’attaque. Malheureusement alors que l’armée allemande occupe déjà une grande partie de la France l’armistice est signée le 25 juin 1940.Le 30 juin, cinq jours après la signature de l’armistice, le TIBURCE rend sont équipage. Deux sections allemande sont alignées des deux cotés de l’entrée principale et constatent qu’il ne reste que 40% de l’effectif dans l’ouvrage. Le capitaine Réquiston avait fait évacuer une bonne partie de l’équipage et détruit toutes les armes 1 semaines plus tôt afin de laisser le minimum aux forces allemande. L’équipage est transporté en Allemagne pour être emprisonné ou appliqué à des travaux divers. Un petit détachement d’entretien restera à l'ouvrage commandé par des soldats allemands
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